lundi 14 novembre 2011

Opération de marquage des Ibis Chauve au Parc National de Souss Massa


14 novembre 2011 : Le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification a procédé à une opération de marquage d’ibis chauve, au Parc National de Souss Massa, soutenue par des membres de la Société Espagnole d’Ornithologie (SEO/BirdLife), la Fondation "Prince Albert II de Monaco" et le Zoo de Dublin, assistée par des experts de capture et baguage des oiseaux du Ministère de l’Environnement espagnol.

Cette opération a pour objectif d’améliorer les connaissances sur la migration et la dynamique des populations de l’ibis chauve et d’assurer le suivi de leur dispersion postnuptiale. Le but est d’identifier les sites fréquentés au Maroc pour mettre en place des actions de conservations ciblées sur les sites en question et assurer les conditions nécessaires au maintien et à la reproduction de cette avifaune en vue de préserver cette espèce menacée.

Le parc de Souss Massa, créé en 1991 abrite la seule population sauvage viable à travers le monde. A ce titre le Haut Commissariat a entrepris des actions de restauration et de préservation de cette espèce tel le programme de recherche relatif au suivi-surveillance de la reproduction et de la dynamique des populations de cette espèce en partenariat avec la Société Espagnole d’Ornithologie (SEO/BirdLife). Ces efforts ont permis la réhabilitation d’une population de 500 individus d’ibis chauve actuellement dans ledit parc, alors qu’elle ne dépassait les 250 individus en 1994.

Il est tenu de signaler que le HCEFLCD mène des opérations de préservation de la biodiversité dans le cadre de son plan décennal (2005-2014), telle la création de parcs naturels, de réserves biologiques et la délimitation de plus de 150 Sites d’Intérêt Biologique et Ecologique, d’une superficie dépassant les 2,5 millions d’ha, faisant l’objet, sur une échelle de priorité, des plans d’aménagement et de réhabilitation, pour la protection des espèces et la restauration de leur écosystèmes naturels.

vendredi 11 novembre 2011

Mouvements d'Aylal

Aylal, l'oiseau adulte équipé avec le transmetteur GPS, a fait une escapade à la colonie de Tamri le dimanche 30 d'octobre. Il a passé la nuit là bas et rentré le jour suivant au Parc National de Souss Massa National ParkNader n'as pas suivi son parent, ce qui confirme que, même si les oiseaux partagent l'espace d'alimentation et aussi les dortoirs, ils sont déjà indépendants. 



Grâce à des contacts consécutifs, on peut affirmer qu'il est arrivé à faire des moyennes de 30 km/h. C'est le point plus au nord atteint par un des ibis depuis leur capture, pendant le mois de juillet.
Après son retour, Aylal a commencé à se déplacer vers le sud, de plus en plus loin, mais il rentrait pour dormir au site habituel. Cependant, le matin du 5 novembre, il est arrivé vraiment au sud, près des limites méridionales du parc où il a passé encore la nuit. 
Ces mouvements d'Aylal nous fournissent d'une information précieuse sur le comportement de l'espèce et nous anime à continuer le baguage de plus d'oiseaux dans le futur
Nader a été moins aventureux et il ne s'est déplacé ni au nord ni au sud de l'aire qu'il occupe dernièrement, dans la partie nord du PNSM

jeudi 18 août 2011

Évolution de la population occidentale d'ibis chauve


Lors des premiers recensements au début des années 1980, la population d’ibis chauves dans la région de Tamri et Souss-Massa avait un caractère très erratique et variable, avec une tendance à la baisse.

Sur le graphique, il manque quelques années, pour lesquelles nous n’avons pas de données relatives à l’un des deux noyaux de population, soit celui de Tamri, soit celui de Massa.


Il apparaît qu’après la création du Parc national de Souss-Massa, en 1991 (flèche bleue), la tendance commença à changer et il se produisit un accroissement notable de la population. Cette tendance s’interrompit brusquement en 1996 (flèche rouge), parce que 38 oiseaux adultes moururent, pour une cause inconnue.

Comme nous l’avons déjà indiqué, le niveau des populations ne se rétablit pas avant 2003. La ligne de tendance sur le graphique montre une tendance positive sur les 20 dernières années.





vendredi 29 juillet 2011

Deux ibis chauves seront suivis par satellite

Le projet de conservation de l'Ibis chauve vient d'équiper deux individus avec des émetteurs satellitaires. Cette activité a été possible grâce à la coopération entre le Haut Commissariat des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Desertification et SEO/BirdLife, avec las participation d'autres organismes. Un adulte portera un émetteur, offert par le zoo de Dublin et le jeun un autre offert par la RSPB. Les deux émetteurs disposent d'un système d'alimentation solaire pour augmenter leur vie utile

Cette activité est considérée prioritaire dans les Plans d'Action de l'espèce, aussi bien l'international que le national et a été pertinemment autorisée et encadrée.


Un spécialiste en manipulation de faune sauvage de la Dirección General de Medio Natural y Política Forestal du Ministerio de Medio Ambiente y Medio Rural y Marino, s'est déplacé à Agadir pour nous appuyer dans cette mission pour laquelle on a employé des pièges spécialement dessinées pour l'espèce et l'habitat sans risque pour les oiseaux. L'équipe du programme Maroc de BirdLife International était aussi présente avec le personnel du Parc National de Souss Massa. On a eu l'appui précieux des gardiens du projet que, grâce à leur expérience et au suivi réalisé pendant les semaines préalables, nous ont fourni avec les données nécessaires pour choisir le meilleur endroit pour la capture.
Le 19 juillet le premier oiseau a été capturé, dans un site au nord d'Agadir. Il s'agit probablement d'une femelle adulte qui a été libérée sans problèmes avec un émetteur GPS de 30g. À l'aube, Mahdi Boujmâa, un des gardiens, nous a confirmé que l'oiseau avait passé la nuit au dortoir et qu'il ne montrait aucun souci par rapport à son nouvel accessoire. 
Au jour suivant, les efforts se sont dirigés vers un autre site, à coté de l'embouchure de l’oued Tamri, mais sans succès. Les ibis qui avaient passé la nuit pas loin de ce site ont poursuivit leur chemin vers le sud, probablement dans l'endroit de la capture de la veille. 
Conséquemment, le 21 juillet ont s'est disposé pour une nouvelle capture dans le même site. Les ibis avaient l'aire plus méfiante et on a passé une bonne partie de la matinée à essayer de les capturer, sans succès. L'ibis qu'on avait capturé et équipé de l'émetteur était intégré au group et ne semblait pas être dérangé par l'appareil. Sur la photo on peut l'observer en train de se nourrir normalement. 
Aylal, à la chasse (Photo Víctor García Matarranz)
On peut observer parfaitement l'antenne de l'émetteur et, autour de la patte appuyée sur le sol, la bague de PVC pour permettre l'identification à distance. 
Avez-vous vu sa proie ? Regardez sur cette ampliation comment a t'il prit le scorpion par l'aiguillon. Il s'agit, sans doute, d'une technique apprise dans sa jeunesse ce qui montre, probablement, l'importance de l'apprentissage dans le comportement de ces oiseaux. On avait passé une partie de la matinée assis sur le sable !! 
(Photo Víctor García Matarranz)

En fin, on arrive à attraper un autre ibis. Il s'agit d'un jeun né cette année.  
Sur la photo, notre chargé de conservation, Adel Abouajaja, en train de libérer Nader (Photo, Víctor García Matarranz)
L'adulte a été nommé Aylal, "oiseau" en Amazigh et le jeune, Nader, "rare” en arabe, montrant le caractère menacé de l'espèce. 

Pendant qu'on installait l'émetteur sur le jeune ibis, tout le group, d'une vingtaine d'individus, attendait dans les alentours. Lorsque Nader a s’est levé dans le ciel, tout le reste s’est mis à voler pour attirer son attention et le rejoindre. Il été touchant le fait que tout le groupe restait à l'attente du jeune pour s'assurer qu'il ne souffrait rien de mauvais. Ceci nous a montré, encore une foi, le fort caractère social de l'espèce.

Deux jours plus tard, Boujmâa nous appelle pour nous dire qu'Aylal avait donné à manger à Nader. En conséquence il est fort probable qu'il s'agit d'un de ses parents, probablement la mère. Cette circonstance va sans doute nous permettre de connaître des aspects de la vie familiale de l'espèce. 
Prochainement on va continuer à communiquer des informations fournies par Aylal et Nader.
Mohammed EL Bekkay (directeur du PNSM), Victor Matarranz (spécialiste à la gestion de la faune du MMARM), Adel Bouajaja avec Aylal (chargé de la conservation), Widad Oubrou (biologiste responsable de la recherche et le suivi au PNSM) et Imad Cherkaoui (représentant du Programme Maroc de BirdLife International)


samedi 2 juillet 2011

L'ibis chauve en philatélie

L'impact visuel et symbolique de l'ibis chauve est indéniable. Plusieurs pays et territoires ont publié des timbres avec l'image de l'ibis chauve.


Parmi ceux-ci, il y a des pays avec des populations reproductrices, comme le Maroc (un des timbres les plus anciens, de 1975) et, jusqu'à récemment, la Syrie (2004, après la redécouverte de cette population), et la Turquie (1976), où il existe une population en semi-captivité.


L'Algérie (1982) et l'Autriche (2006, lors du lancement de projets de réintroduction) ont formé partie de leur aire de distribution et, dans cette dernière, un projet de réintroduction est en cours actuellement

 

Le Soudan (1991) et le Yémen (1966) ont formé partie de l'aire d'hivernage de la population orientale, étant le yéménite le plus ancien de tous.

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Le territoire de l'île de Jersey (1979) a aussi dédié un timbre à cette espèce dans une édition consacrée au Durrell Wildlife Conservation Trust.

 

Un autre timbre autrichien a été édité lors des 750 anniversaires de la fondation de la ville de Waidhofen, avec une image de la page principale du livre de la ville (Stadtbuch).


Aussi la numimatique s'est inspiré sur cette espèce. En 2001 la Turquie a frappé une pièce commémorative de 7,5 millions de lires, avant la dévaluation de la monnaie turque.




 

mardi 28 juin 2011

Dortoir

Dans ce vidéo on aperçoit la grande concentration d'ibis chauve  dans un seul dortoir à l'interieur du PNSM. Pendant quelques mois, la grande majorité des ibis de la région se concentrent ici, souvent plus de 300 individus, ce qui fait que ce soit un des sites les plus critiques pour la conservation de cette espèce dans le monde.


Pendant la saison de reproduction, les ibis chauves utilisent des aires d'alimentation suboptimales. Les meilleurs zones se trouvent près de ce dortoir ce qui demontre l'attraction pour un tel site. 

Grâce au travail de l'administration du PNSM, au travail devoué des gardiens et aux projets de développement durable réalisés avec la population locale, ce dortoir a pu être preservé, ainsi que beaucoup d'autres sites essentiels pour l'espèce.

mercredi 8 juin 2011


 L'ibis est une espèce cataloguée comme en danger critique par l'UICN.
Le projet ibis chauve de SEO/BirdLife rend possible le maintient d'une patrouille de gardes permanents dans les deux derniers sites naturels de l'espèce: le parc national de Souss-Massa et la région Tamri, Maroc. Ces gardiens surveillent les colonies de reproduction et les sites de gagnage et les données recuillies sont, ainsi, essentielles pour la conservation de l'espèce.



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