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samedi 15 juin 2013

La saison de reproduction se termine à Tamri




Aylal, qui était dans la région de Tamri depuis le début de février, a quitté la colonie le 15 mai.  Il s’est installé dans la zone centrale du PNSM. Les colonies du Parc ont toujours des poussins. 

Ce décalage entre la saison de reproduction à Massa et à Tamri peut avoir été influencé par l’hiver plus doux et le printemps assez humide.

mardi 12 mars 2013

Utilisation des outils de Google pour le suivi de l’ibis chauve


Nous pouvons lire dans la revue PLOS ONE un article de Pedro Olea et Patricia Mateo-Tomás, de l’IREC (Institut de recherches sur les ressources cynégétiques), sur l’exploitation d’un outil largement disponible sur internet, Street View, pour caractériser l’habitat du vautour fauve et du percnoptère.

Aylal, photo I. Cherkaoui
Dans le programme de conservation de l’ibis chauve au Maroc, nous avons fait une expérience très semblable. Bien que Street view ait une couverture très faible dans ce pays, en revanche, nous avons la chance de pouvoir télécharger des photos sur Google Earth par le biais de l’application Panoramio.

Le problème que nous rencontrons, c’est que, contrairement à Street View, il n’est pas indispensable sur Panoramio que la localisation des photos soit absolument exacte, puisque c’est l’usager lui-même qui les situe, parfois au jugé. La couverture photographique est moindre, d’une part parce qu’elles n’ont pas le caractère panoramique de celles de Street View, d’autre part, parce que leur répartition est, pour ainsi dire, capricieuse, dans le sens où elle dépend de facteurs absolument incontrôlables : l’itinéraire d’un voyage, une expérience particulière de l’auteur ou son état d’esprit lorsqu’il télécharge les photos sur internet.
Néanmoins, nous bénéficions d’un énorme avantage. Parmi les internautes qui téléchargent des photos sur Panoramio, beaucoup se déplacent en tout-terrain, à pied, à vélo ou en parapente, c’est pourquoi ils nous fournissent des images qu’il est absolument impensable d’obtenir avec Street View.

Grâce aux données que nous fournit Aylal, l’ibis chauve portant une balise GPS, nous avons une idée très exacte des lieux qu’il fréquente. Avec les vues sur Google Earth et les photos de Panoramio, nous pouvons nous faire une très bonne idée du paysage où évolue l’espèce, parfois à des endroits à des centaines de kilomètres du lieu où l’oiseau a été marqué.

Traduction: E. Langrené

mardi 23 octobre 2012

Aylal de nouveau à Tamri


Aylal, qui était basé dans la zone de Douira depuis avril, a fait des voyages dans l’arrière-pays, parfois jusqu'à 18 kilomètres de la côte. De temps en temps il y a eu aussi des déplacements vers le sud, jusqu’aux limites du Parc National de Souss-Massa.
Le matin du 19 octobre, cependant, il a voyagé vers le nord, s'arrêtant à Cap Ghir et finissant à Tamri, où il a resté jusqu’à aujourd’hui. 
Aylal porte un émetteuréquipé d’un système de localisation GPS octroyé par le zoo de Dublin depuisjuillet 2010. Ce système nous permet de suivre ses déplacements avec un détail très fin.

samedi 26 mai 2012

Misse à jour sur Aylal


Depuis mi-avril, Aylal est resté dans l'aire au nord du Parc National de Souss-Massa et dans les zones non protégées avoisinantes. Il ne s'est pas trop déplacé, en passant les nuits dans le même dortoir côtier et en volant à l'intérieur pour chercher la nourriture pendant la journée. 
Oryx  algazelle dans la réserve d'Arrouais
(photo Imad Cherkaoui)
Quelques des enregistrements ont été à l'intérieur de la réserve d'Arrouaiss, pas loin du village de pêcheurs de Tifnit. Il s'agit d'un enclos où les oryx  algazelle  et des gazelles se trouvent en acclimatation pour leur réintroduction dans la nature. Par example, un de ces transferts a été réalisé en 2008 vers la réserve de Mssissi, dans la région d'Errachidia.
La couverte végétale ici est constituée par Ononis natrix, Retama monosperma, Echinops spinosus, Lycium intricatum, Launaea arborescens, Centaurea sp. et Limonium mucronatum,en plus de certains Eucalyptus et Acacia exotiques plantées plusieurs décennies auparavant pour éviter l'érosion éolienne. 
Les ibis chauves ne vont pas souvent dans la réserve probablement pour une végétation trop dense, mais apparemment l'aire est favorable pour l'alimentation pendant certaines périodes. Au fait, l'aire la plus utilisée par les ibis est la voisine zone côtière à l'ouest de la réserve, là où se trouve le village de Tifnit et où la steppe se développe bien entre les dunes consolidées. 

Les données du GPS nous ont aussi permit d'identifier certains points très fréquentés à l'extérieur du Parc National. Il est bien connu que les ibis chauves se laissent voir à l'extérieur du PNSM surtout au niveau des jachères, friches et lisières.

lundi 30 avril 2012

Aylal quitte la colonie

Depuis la moitié d'avril, Aylal, qui avait joint la colonie de reproduction, a quitté la région de Tamri pour s'établir dans la partie nord du Parc National de Souss-Massa, la même qu'il a occupé pendant une bonne partie de la période prénuptiale.

La désertion du nid, n'étant pas un fait courant, n'est pas aussi surprenant étant données les conditions de sécheresse qui ont caractérisé cet hiver.

Les trois premiers mois de l'année, en 2010 et 2011 ont accumulé, respectivement, 124 et 158 mm de précipitation et l'humidité moyenne pendant le trimestre était supérieur au 65% les deux années. Pourtant, pendant la même période de 2012 la pluie n'atteint que 5,6 mm, 24 à 30 fois inférieure et l'humidité n'a pas arrivé au 55%. Ces conditions de sécheresse ont probablement eu une influence sur la disponibilité de proies pour les ibis chauves.

samedi 14 avril 2012

Premiers poussins

Depuis la dernière semaine de mars, les premiers œufs d'ibis chauve ont commencé à éclore. Il semble qu'il y a un petit retard par rapport aux dates normales de nidification, mais cet hiver à été très sec et ça aurait pu influencer la productivité de l'écosystème et, en conséquence, la disponibilité de nourriture pour les ibis.
D'après les données reçues d'Aylal, les ibis adultes de Tamri se déplacent au long d'une bande de quelques huit kilomètres de long mais moins de deux kilomètres de largeur, sans trop pénétrer dans l'arrier-pays.

dimanche 1 avril 2012

lundi 12 mars 2012

Aylal, à la colonie

Les dernières données reçues d'Aylal nous montrent qu'il (elle?) s'est incorporé à la colonie de Tamri depuis le 4 mars, après avoir depensé quelques semaines inféodé dans la région de Tamraght.


Pourtant, d'après les gardiens, la reproduction est un peu retardée cet année probablement du à la sécherese hivernale et au froid intense du mois de février.

lundi 13 février 2012

La saison de reproduction s'approche

Les ibis chauves ont commencé à fréquenter les sites de reproduction à partir du début février, mais les visites deviennent de plus en plus fréquentes. Quelques uns ont commencé à apporter des matériaux aux nids.


Aylal, de son coté se déplace entre l'aire côtière au nord d'Agadir et la colonie de Tamri et terrains avoisinants.

dimanche 22 janvier 2012

Aylal

Le 21 janvier Aylal a été observé et photographié par Michel Terrier du côté de Tamraght, pas loin d'Agadir, accompagné d'autres six individus.


Au blog de Michel nous pouvons regarder une variété de photos d'Aylal et ses compagnons qui se nourrisaient à courte distance  de ses observateurs
.

Au total, le group était compossé par au moins cinq adultes et deux jeunes.


Toutes les photos sont Michel Terrier.

samedi 14 janvier 2012

Autour des sites de nidification


Après avoir passé une grande partie de ces derniers mois dans le sud du PNSM, au cours des dernières semaines, Aylal a commencé à se déplacer plutôt vers le nord, sur la bande littorale entre Agadir et Tamri. La saison de reproduction se rapproche et il est probable que le groupe de reproducteurs de la colonie de Tamri commencent à fréquenter la zone autour de leur site de nidification.

mardi 27 décembre 2011

Nouveautés sur Nader


Comme depuis quelques semaines, Aylal se déplace dans la région au sud de l'embouchure de l’oued Massa, toujours au sein du Parc National de Souss-Massa. Nader, quant à lui, est dans la partie nord, mais entre le 24 et le 26 de décembre il s’est déplacé plus au nord encore, dans les environs de Taghazout. La précision de son émetteur ne nous permet pas de savoir exactement où, mais l'étroite bande côtière au nord d'Agadir à Tamri est très important pour cette espèce à certains moments de l'année.
Néanmoins, Nader est rentré le même jour 26 il est rentré à la région autour de l'embouchure de l'oued Massa.

lundi 19 décembre 2011

Localisation d'Aylal et Nader pendant la première moitié de décembre

Depuis le début du mois de décembre, Aylal et Nader continuent au sein du Parc National de Souss-Massa. Ils sont, néanmoins, séparés, à en juger par les données reçues de leurs transmetteurs. Nader se trouve dans la partie nord du PNSM tandis qu’Aylal est dans la moitié méridionale du parc, au sud de l’embouchure de l’oued Massa. Les données de terrain nous montrent que les ibis se regroupent maintenant dans des volées d’une trentaine d’individus. 

jeudi 8 décembre 2011

Aylal et Nader au Sud du PNSM

Depuis la moitié du mois de novembre, nos ibis se sont plus ou moins établis dans la partie sur du Parc National de Souss Massa, avec des sorties sporadiques dans une région côtière plus au Sud de l’espace protégé. Dans la dernière semaine de ce mois, les deux se sont établis dans un dortoir au sud de l’embouchure du oued Massa. Toute l’aire méridionale du parc est constituée par des falaises dans la plupart inaccessibles où les ibis trouvent facilement des corniches pour passer la nuit. Les deux oiseaux se nourrissent dans l’aire avoisinante sans trop s’éloigner du dortoir.

mercredi 23 novembre 2011

Mis au jour sur Aylal


Aylal continue à fréquenter des sites de plus en plus au sud. Cette fois-ci, il a passé le 20 Novembre dans une zone côtière à quelques 20 km au sud d’Aglou, la limite sud du parc national de Souss-Massa. Puisqu'il s'agit d'une espèce gregaire, les informations fournies par Aylal sont très intéressantes au niveau populationale et non seulement individuel. Pour passer la nuit, il est revenu au même dortoir qu’il avait récemment utilisé sur une falaise escarpée dans le parc national.

vendredi 11 novembre 2011

Mouvements d'Aylal

Aylal, l'oiseau adulte équipé avec le transmetteur GPS, a fait une escapade à la colonie de Tamri le dimanche 30 d'octobre. Il a passé la nuit là bas et rentré le jour suivant au Parc National de Souss Massa National ParkNader n'as pas suivi son parent, ce qui confirme que, même si les oiseaux partagent l'espace d'alimentation et aussi les dortoirs, ils sont déjà indépendants. 



Grâce à des contacts consécutifs, on peut affirmer qu'il est arrivé à faire des moyennes de 30 km/h. C'est le point plus au nord atteint par un des ibis depuis leur capture, pendant le mois de juillet.
Après son retour, Aylal a commencé à se déplacer vers le sud, de plus en plus loin, mais il rentrait pour dormir au site habituel. Cependant, le matin du 5 novembre, il est arrivé vraiment au sud, près des limites méridionales du parc où il a passé encore la nuit. 
Ces mouvements d'Aylal nous fournissent d'une information précieuse sur le comportement de l'espèce et nous anime à continuer le baguage de plus d'oiseaux dans le futur
Nader a été moins aventureux et il ne s'est déplacé ni au nord ni au sud de l'aire qu'il occupe dernièrement, dans la partie nord du PNSM

vendredi 29 juillet 2011

Deux ibis chauves seront suivis par satellite

Le projet de conservation de l'Ibis chauve vient d'équiper deux individus avec des émetteurs satellitaires. Cette activité a été possible grâce à la coopération entre le Haut Commissariat des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Desertification et SEO/BirdLife, avec las participation d'autres organismes. Un adulte portera un émetteur, offert par le zoo de Dublin et le jeun un autre offert par la RSPB. Les deux émetteurs disposent d'un système d'alimentation solaire pour augmenter leur vie utile

Cette activité est considérée prioritaire dans les Plans d'Action de l'espèce, aussi bien l'international que le national et a été pertinemment autorisée et encadrée.


Un spécialiste en manipulation de faune sauvage de la Dirección General de Medio Natural y Política Forestal du Ministerio de Medio Ambiente y Medio Rural y Marino, s'est déplacé à Agadir pour nous appuyer dans cette mission pour laquelle on a employé des pièges spécialement dessinées pour l'espèce et l'habitat sans risque pour les oiseaux. L'équipe du programme Maroc de BirdLife International était aussi présente avec le personnel du Parc National de Souss Massa. On a eu l'appui précieux des gardiens du projet que, grâce à leur expérience et au suivi réalisé pendant les semaines préalables, nous ont fourni avec les données nécessaires pour choisir le meilleur endroit pour la capture.
Le 19 juillet le premier oiseau a été capturé, dans un site au nord d'Agadir. Il s'agit probablement d'une femelle adulte qui a été libérée sans problèmes avec un émetteur GPS de 30g. À l'aube, Mahdi Boujmâa, un des gardiens, nous a confirmé que l'oiseau avait passé la nuit au dortoir et qu'il ne montrait aucun souci par rapport à son nouvel accessoire. 
Au jour suivant, les efforts se sont dirigés vers un autre site, à coté de l'embouchure de l’oued Tamri, mais sans succès. Les ibis qui avaient passé la nuit pas loin de ce site ont poursuivit leur chemin vers le sud, probablement dans l'endroit de la capture de la veille. 
Conséquemment, le 21 juillet ont s'est disposé pour une nouvelle capture dans le même site. Les ibis avaient l'aire plus méfiante et on a passé une bonne partie de la matinée à essayer de les capturer, sans succès. L'ibis qu'on avait capturé et équipé de l'émetteur était intégré au group et ne semblait pas être dérangé par l'appareil. Sur la photo on peut l'observer en train de se nourrir normalement. 
Aylal, à la chasse (Photo Víctor García Matarranz)
On peut observer parfaitement l'antenne de l'émetteur et, autour de la patte appuyée sur le sol, la bague de PVC pour permettre l'identification à distance. 
Avez-vous vu sa proie ? Regardez sur cette ampliation comment a t'il prit le scorpion par l'aiguillon. Il s'agit, sans doute, d'une technique apprise dans sa jeunesse ce qui montre, probablement, l'importance de l'apprentissage dans le comportement de ces oiseaux. On avait passé une partie de la matinée assis sur le sable !! 
(Photo Víctor García Matarranz)

En fin, on arrive à attraper un autre ibis. Il s'agit d'un jeun né cette année.  
Sur la photo, notre chargé de conservation, Adel Abouajaja, en train de libérer Nader (Photo, Víctor García Matarranz)
L'adulte a été nommé Aylal, "oiseau" en Amazigh et le jeune, Nader, "rare” en arabe, montrant le caractère menacé de l'espèce. 

Pendant qu'on installait l'émetteur sur le jeune ibis, tout le group, d'une vingtaine d'individus, attendait dans les alentours. Lorsque Nader a s’est levé dans le ciel, tout le reste s’est mis à voler pour attirer son attention et le rejoindre. Il été touchant le fait que tout le groupe restait à l'attente du jeune pour s'assurer qu'il ne souffrait rien de mauvais. Ceci nous a montré, encore une foi, le fort caractère social de l'espèce.

Deux jours plus tard, Boujmâa nous appelle pour nous dire qu'Aylal avait donné à manger à Nader. En conséquence il est fort probable qu'il s'agit d'un de ses parents, probablement la mère. Cette circonstance va sans doute nous permettre de connaître des aspects de la vie familiale de l'espèce. 
Prochainement on va continuer à communiquer des informations fournies par Aylal et Nader.
Mohammed EL Bekkay (directeur du PNSM), Victor Matarranz (spécialiste à la gestion de la faune du MMARM), Adel Bouajaja avec Aylal (chargé de la conservation), Widad Oubrou (biologiste responsable de la recherche et le suivi au PNSM) et Imad Cherkaoui (représentant du Programme Maroc de BirdLife International)


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